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lavoir rue des presLe lavoir et abreuvoir (rue Basse et rue des Prés)

 

A l'angle de la rue Basse et de la rue des Prés vous verrez un ancien lavoir amenagé en remise.

Les usagères du lavoir étaient appelées les lavandières ou blanchisseuses ou encore les buandières.

Avant la fin du 18e siècle, elles rinçaient le linge directement dans les rivières, puits ou mares. Mais l'utilisation d'eaux stagnantes pour le nettoyage du linge est un vecteur d'épidémie telle que le choléra, la variole ou la fièvre typhoïde. La construction de lavoirs publics est recommandée dès le début du 19e siècle et encouragées avec la loi du 3 février 1851. Cette dernière proposait aux communes volontaires, une subvention pour la réalisation d'un lavoir public à la hauteur d'un tiers du budget.

Il est préconisé que les lavoirs devront être placés sur un canal de dérivation d'un ruisseau, d'une rivière ou d'un étang. Ils seront couverts d'un toit pour protéger les laveuses. le sol sera pavé pour qu'il reste propre. le bassin en pierre devra comporter deux vannes, une à son entrée et une autre à sa sortie. Celles-ci seront ouvertes au besoin pour nettoyer le bassin et renouveler l'eau. (d'après l'encyclopédie méthodique de L. Bosc 1812)

Le lavoir public pouvait être fréquenté par les lavandières professionnelles ou bien par les maîtresses de maison. Lieu de rencontre et d'échange, le lavoir était un lieu social exclusivement féminin. Il était le prendant du bistrot pour les hommes !

Il y avait deux grandes lessives par an, dite "buée"; une à Pâques (en avril) et l'autre à la nativité de la Sainte Vierge (en septembre). Eles avaient lieu au moment où les travaux des champs ne nécessitaient plus la présence des femmes. C'est à ce moment qu'on lavait le gros linge: draps, rideaux, nappes etc. Mais les lavoirs étaient fréquentés toute l'année pour le lavage du linge quotidien.

L'usage du lavoir s'est perdu dans les années 1950 avec l'arrivée de l'eau courante et de la machine à laver le linge.

Le village de Rarécourt compte aujourd'hui trois lavoirs mais il en existait un quatrième qui se trouvait près du moulin à coquins.

Texte et photographies: Marianne AMORY

Photographie de l'Agence Rol "Femmes lavant du linge au lavoir" (1922) - Crédit photo: BNF

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