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bancs des accusésLes bancs des accusés (rue Basse)

 

Au n°2 de la rue Basse, vous apercevrez une maison ancienne un peu en hauteur par rapport à la route. L'entrée est encadrée par deux bancs en pierre.

C'est ici que la justice était rendue pendant la période d'indépendance du village.

Nous rappelons que de la fin du 15e siècle à la Révolution, les habitants jouissaient de certains privilèges et s'administraient de façon autonome.

L'évèque de Verdun représentait la Haute Justice. C'est lui qui nommait le maire et le procureur fiscal qui jugeaient des affaires criminelles ou civiles. Les plaignants pouvaient faire appel directement au Parlement de Paris ou encore au baillage de Vitry pour ce qui concerne les affaires civiles.

A la fin du 18e siècle, la maire a été remplacé par un procureur syndic. Celui-ci était élu à la majorité par les habitants ainsi qu'un receveur de fabrique (celui qui collecte les impôts), les auditeurs de compte (contrôleurs des comptes) et un garde marteau. Tous les ans, une assemblée de 12 personnes était élue parmi lesquels le procureur syndic choisissait un lieutenant et un échevin du maire.

Texte et photographies: Marianne AMORY

Extrait de "L'Ame meusienne" (1904) d'Ernest Beauguitte, enfant du pays:

"Rarécourt, - dont les habitants, toujours neutres en temps de guerre, se gouvernaient eux-même avant la Révolution, s'approvisionnaient de sel où bon leur semblait, nommaient leurs maires, n'étaient justiciables que de leur juge de paix, et qui formait comme une petite république."